La recherche

Pour visualiser le poster de présentation des activités de recherche de BioDyMIA, cliquez sur l’icône ci-dessous :

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La thématique de recherche de l’équipe s’inscrit dans le domaine de l’étude des interactions microbiennes aux interfaces, avec pour objectif la maîtrise des contaminations des aliments par les flores d’altération ou pathogènes au cours de leur itinéraire technologique d’élaboration puis de conservation.
L’activité du laboratoire dans le domaine de la maîtrise de la qualité hygiénique des aliments et de leur environnement de production porte ainsi à la fois sur :

- l’étude des mécanismes de biopréservation d’aliments traditionnels avec une expertise concernant les filières fromagères. Le laboratoire a ainsi participé à la mise en évidence de la présence de consortia microbiens inhibant le développement de souches de Listeria monocytogenes tout au long du cycle d’utilisation de planches en bois employées comme support d’affinage pour une production fromagère traditionnelle. Ce type de travaux contribue par exemple à établir les bases scientifiques nécessaires pour étayer des recommandations dans des guides de bonnes pratiques de fabrication destinés aux professionnels d’une filière de production.

  • Les objectifs sont de :
    • Prévenir les accidents technologiques,
    • Maintenir des pratiques en lien avec la typicité des produits alimentaires,
    • Garantir la qualité hygiénique et sensorielle des productions localisées

- le développement d’approches innovantes pour améliorer la qualité hygiénique des productions alimentaires. Celles-ci ont jusqu’à présent essentiellement reposé sur la fonctionnalisation de matériaux (par exemple d’emballage (films éther-cellulosiques, matériaux rigides biodégradables à base de farine de maïs) ou textiles (coton-polyester) par des molécules antimicrobiennes non volatiles (nisine, lysozyme, PHMB, argent…)). Ces agents antimicrobiens peuvent être incorporés dans ces matériaux au cours de leur élaboration ou déposés sur ces matériaux après celle-ci. Les modes d’incorporation et/ou les techniques de dépôt de ces agents antimicrobiens, la structuration de ces matériaux et la nature des interactions qu’ils établissent avec ces agents antimicrobiens sont autant de facteurs qui conditionnent leur stabilité comme leur activité antimicrobienne et leur mode d’action qui dépend notamment des cinétiques de transfert de ces agents antimicrobiens vers la surface des matrices alimentaires à leur contact.

La compréhension fine des mécanismes par lesquels des micro-organismes contribuent à la biopréservation d’aliments dans des systèmes traditionnels permet désormais aussi d’envisager d’étendre leur emploi à la conservation d’autres produits alimentaires tels que les produits frais ce qui constituerait une innovation tout à fait originale. Sur un plan scientifique, le développement de ces applications repose notamment sur la maîtrise des interactions microbiennes aux interfaces (en particulier à la surface des aliments et des matériaux à leur contact).

La conduite des travaux de l’équipe est ainsi fortement interdisciplinaire nécessitant d’associer des compétences en microbiologie, physico-chimie et biochimie des systèmes alimentaires (incluant les matériaux au contact des aliments). Le laboratoire est ainsi structuré en 3 pôles de compétences qui rassemblent chacun du personnel et des équipements sur les 2 sites de Lyon et de Bourg en Bresse. Un coordonnateur de chacun de ces 3 pôles participe à l’animation de l’équipe pour favoriser l’interdisciplinarité.

Les activités de recherche sont conduites avec des partenaires publics (collectivités territoriales notamment), des centres techniques et/ou des entreprises, soit dans le cadre d’appels d’offre régionaux, nationaux (ANR…) ou européens, soit dans le cadre de partenariats directs.